#MILLENIALS : c’est vrai, on parle encore des Millenials. Mais cette génération née entre 1978 et 2011 représente 20% de la population française et la comprendre constitue un enjeu majeur pour l’ensemble des professionnels, et notamment pour les communicants.

Mais alors, qui sont-ils ? Selon le livre « Culture Web » de Soraya Khireddine, les Millenials, sont constitués de 3 générations.

  • La génération Y (1980-1995) représente les digital natives, les écrans n’ont pas de secret pour eux, cette génération est aussi à l’aise dans le réel que dans le virtuel. C’est la génération de l’immédiateté.
  • La génération K (1995-2002) une génération qui a grandit dans un climat d’insécurité liée a la montée de l’extrémisme religieux, un taux de chômage important… tantôt méfiante tantôt ultra connectée, cette génération est anxieuse, se sent seule mais est créative et très connectée.
  • Enfin, la génération Z, (1995-2011) aussi appelé génération C pour Communication, Collaboration, Connexion, et Créativité. Les réseaux sociaux n’ont aucun secret pour eux.

Cela n’a pas du vous échapper, les règles linguistiques que nous avons apprises à l’école ne s’appliquent plus vraiment sur Internet. Les Millenials s’expriment différemment. Ils utilisent toute sorte d’artifices pour créer du rythme, illustrer visuellement des émotions, et rendre leurs prises de paroles le plus expressives possibles. L’essor des stories en sont d’ailleurs l’exemple le plus frappant (Pour en savoir plus sur les stories, lisez notre article dédié).

Aujourd’hui, la plus part de leurs conversations se font en ligne. Cette génération a trouvé un moyen de briser les contraintes du langage écrit. Parmi les nouveaux dispositifs créés par la génération Y, on retrouve l’utilisation de majuscules qui ne se cantonne plus au nom propres, pays… toute une phrase peut être en majuscules, afin de l’accentuer, donner une indication sur le volume de voix.

La mauvaise utilisation de la ponctuation est également un dispositif très créatif créé par la génération Y. Il s’agit de donner plus d’expression à l’écrit, et de visualiser les gestes ou mimiques associés à un mot.

Retenons aussi l’usage régulier des emojis et les formats de diffusions variés : les Millenials ne se contentent pas des SMS, ils les délaissent même, sauf pour discuter avec leurs parents 🙂 . Ils utilisent l’image qu’ils annotent aisément avec leur smartphone et communiquent beaucoup avec la vidéo.

Véritable révolution du langage, les Millenials participent activement (peut être même plus que notre génération) à la diffusion des idées et ce en étant très créatifs. Si pour nous, génération Y du début, le SMS est une extension naturelle des discussions, pour eux, c’est la vidéo. Ils captent l’instant en quelques secondes et usent de créativité pour véhiculer un message décalé et impactant. le langage écrit devient alors plus vivant, voire plus riche que le langage oral.


Analyse en mode Hashtag

#lémotionavanttout
Le langage écrit peut parfois être dénué d’intonation ou d’émotions. Cela nous est tous arrivé de se demander si ce « ok » était en colère ou tout simplement pressé. Les Millenials brisent les codes du langage en proposant de nouveaux usages, qui entrent petit à petit dans la norme.

#unecommunicationscénarisée
L’autre force des Millenials est leur capacité à s’exprimer en mode “visuel”. En quelques secondes, les Millenials voient le moment à capturer et redoublent d’imaginations pour le mettre en scène. Pour vous, marques et entreprises, il est donc important de maitriser ces modes de communication afin d’entrer dans leur sphère de références, de susciter leur intérêt et d’en faire des parties prenantes de votre storytelling. Cette forme de communication, popularisée par Snapchat et banalisée par les Stories d’Instagram doit être la pierre angulaire de votre stratégie social media.

Photo by Caleb Minear on Unsplash